Réaction à la réforme de la BNF

Réaction à la réforme de la BNF

L’Association française de sociologie exprime son indignation face à la réforme des communications directes de documents en bibliothèque de recherche mise en œuvre depuis le 2 mai 2022 par la Bibliothèque nationale de France. Alors que chercheuses et chercheurs aspiraient, après deux ans de contraintes considérables sur leurs travaux, à retrouver un fonctionnement le plus normal possible, la décision de restreindre la communication directe des documents aux seuls après-midis de 13h30 à 17h constitue un recul considérable des conditions d’accueil en bibliothèque de recherche et une entrave au déroulement même de toute recherche.

Nous tenons à protester contre cette réforme qui est dû à la suppression de postes, en particulier sur les fonctions de magasinage qui sont pourtant essentielles et au sous-effectif et qui ne suit qu’une logique comptable qui n’est pas à la hauteur du rôle de la Bibliothèque nationale de France.


L’Association française de sociologie s’inquiète en outre de la dégradation des conditions de travail des personnels entraînée par cette réforme, dégradation qui ne leur permettra plus de répondre comme il se doit à deux des missions statutaires de la Bibliothèque nationale de France : assurer l’accès du plus grand nombre aux collections d’une part, et participer à l’activité scientifique nationale et internationale d’autre part.

L’Association française de sociologie exprime le vœu que la direction de la Bibliothèque nationale de France renonce au plus vite à cette réforme et revienne aux conditions d’accueil des lectrices et lecteurs de la bibliothèque de recherche en vigueur avant le mois de mars 2020. Nous demandons aussi qu’il y ait les créations de postes nécessaires pour permettre à la Bibliothèque nationale de France d’assurer pleinement ses missions essentielles en garantissant de bonnes conditions de travail au personnel. Nous exigeons aussi le retrait de la mesure visant à embaucher les agents contractuels à temps incomplet sur des CDD d’un an, forme d’ultra-précarité insupportable et le retour aux contrats en CDI sur ce type de postes. Nous apportons tout notre soutien à la mobilisation en cours des lectrices, lecteurs et des personnels et à la grève qui a lieu en ce moment, afin que ces revendications légitimes soient acceptées.













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