15 Avr Contrôle social, décontrôle et réactions sociales : États des savoirs et recompositions contemporaines
Colloque du réseau Normes, déviances et réactions sociales
Association française de sociologie (AFS)
18 et 19 novembre 2026
Institut du développement social (IDS) Normandie (Route de Duclair – Canteleu/Rouen) – Université de Rouen – (1 Rue Lavoisier, 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex)
Contrôle social, décontrôle et réactions sociales :
États des savoirs et recompositions contemporaines
Organisé par le Réseau Thématique « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association Française de Sociologie (AFS), le Laboratoire d’Étude et de Recherche Sociales (LERS) de l’Institut du développement social (IDS) en partenariat avec l’Association des chercheurs des organismes de la formation et de l’intervention sociales (ACOFIS) et le laboratoire Dysolab – Laboratoire des dynamiques sociales – UR 7476 de l’Université de Rouen, ce colloque propose de dresser un état des lieux des différentes formes actuelles de contrôle et de décontrôle social en interrogeant leurs transformations dans les différentes les sphères d’action de la justice, du travail social, de la santé, de l’école, de la sécurité, des sports collectifs, etc.
En effet, au sein de la tradition sociologique, la question du contrôle social occupe une place centrale dans l’analyse des mécanismes et processus par lesquels les sociétés produisent, maintiennent et transforment l’ordre social. Héritière de la réflexion durkheimienne sur la contrainte sociale (Durkheim, 2008), la notion de contrôle social s’est progressivement imposée comme un concept permettant de penser à la fois les processus de socialisation, la régulation des conduites et les réactions sociales à la déviance.
Plus précisément, comme l’écrit Philippe Robert (1981, p. 15-16) à propos de la sociologie américaine, en particulier des travaux d’Edward Alsworth Ross (1901) et de l’École de Chicago (Park & Burgess, 1921), la notion de « contrôle social » est envisagée dans une acception particulièrement large. Elle renvoie à la capacité d’une société à se réguler elle-même en fonction des principes et des valeurs qu’elle souhaite promouvoir. Ainsi, s’inspirant de la définition donnée pour la première fois par Ross, Guy Rocher (1968, p. 41) écrit que l’on peut utiliser l’expression « contrôle social » pour désigner « l’ensemble des sanctions positives et négatives auxquelles une société recourt pour assurer la conformité des conduites aux modèles établis ». Cet accent mis sur l’autorégulation conduit à concevoir le contrôle social non seulement comme un ensemble de dispositifs coercitifs, mais aussi comme l’ensemble des conditions sociales qui produisent l’harmonie et la cohésion dans un groupe ou une société. Le contrôle social apparaît ainsi comme une forme de contrôle rationnel de la vie sociale, autrement dit de la société sur elle-même. Dans cette perspective, le contrôle social se situe à l’intersection de deux processus complémentaires : d’une part la socialisation, qui vise à prévenir la déviance par l’intériorisation des normes, et d’autre part la réaction sociale, qui consiste à surveiller, vérifier, sanctionner ou à corriger les conduites considérées comme déviantes (Robert, 2000).
En France, la notion de contrôle social connaît un usage particulièrement intense dans les années 1960 et 1970, notamment dans le champ du travail social, des politiques sociales et de la justice. Dans le contexte des mobilisations politiques et intellectuelles qui accompagnent les événements de Mai 1968, elle devient un outil critique permettant de dénoncer les logiques de normalisation et d’assujettissement à l’œuvre dans certaines institutions de la main gauche de l’État (Bourdieu, 2012) perçue comme une alliée du « capitalisme d’État ». Comme le souligne Robert Castel (1988), la diffusion du concept s’inscrit alors dans un déplacement des analyses sociologiques vers des perspectives plus militantes, nourries par une sensibilité antirépressive et par les critiques adressées aux institutions disciplinaires.
Les débats qui traversent le champ du travail social dans les années 1970 illustrent particulièrement cette dynamique (Dubet, 2002). Le numéro spécial de la revue Esprit publié en 1972 (« Pourquoi le travail social ? ») témoigne de la vigueur des critiques formulées à l’égard des institutions sociales par des auteurs tels que Michel Foucault, Jacques Donzelot ou Paul Virilio. Dans la même perspective, l’ouvrage Le travail social (1978) de Jeannine Verdès-Leroux analyse le travail social comme participant d’un projet de normalisation des classes populaires visant à favoriser l’adaptation des individus à l’ordre social existant.
À partir de la fin des années 1970, cependant, l’usage critique du concept de contrôle social tend à se raréfier, pour revenir en force au début des années 2000 (Lianos 2001, Lianos & Douglas 2000, Lianos 2003, Lianos 2010) liant cette nouveauté à la conceptualisation générale de la transformation de la socialité des sociétés postindustrielles. On aborde ainsi l’émergence de la paire dangerosité-sécurité comme catégorie sociopolitique maîtresse des sociétés contemporaines, jouant désormais un rôle principal dans les divisions sociales et leurs préoccupations identitaires.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué en parallèle par l’affaiblissement des perspectives de transformation sociale radicale et par la montée du libéralisme économique. Comme le souligne Robert Castel (1988), les critiques radicales des institutions sociales cèdent progressivement la place à une réflexion plus pragmatique sur les conditions de maintien de la cohésion sociale dans des sociétés confrontées à la fragilisation des protections collectives.
Pour autant, les transformations contemporaines des sociétés ne semblent pas se traduire par un affaiblissement du contrôle social mais plutôt par une recomposition de ses formes et de ses acteurs. Les recherches menées notamment sur les quartiers populaires en France montrent que les territoires marqués par des processus de ségrégation ou de ghettoïsation ne sont pas abandonnés à des dynamiques d’anomie ou de désorganisation sociale. Ils font au contraire l’objet d’un redéploiement continu de dispositifs institutionnels et de modes d’intervention mobilisant une pluralité d’acteurs (institutions publiques, professionnels de l’intervention sociale, associations, bailleurs sociaux, acteurs religieux ou communautaires, forces de sécurisation…) chargés d’assurer la régulation sociale (Boucher, 2003, 2007, 2022, 2025 ; Lapeyronnie, 1999 ; Sauvadet, 2023).
Dans ce contexte, les sociétés contemporaines semblent traversées par un paradoxe. D’un côté, certaines institutions traditionnelles de socialisation (famille, école, institutions religieuses, etc.) apparaissent fragilisées. De l’autre, de nouveaux dispositifs d’encadrement et de régulation des conduites se multiplient (Mauger, 2021) tandis que les formes de surveillance et de contrôle se diversifient.
Par ailleurs, ces évolutions conduisent également à réexaminer la question du « décontrôle social » (Élias, Dunning, 1994). Les analyses de Norbert Elias (1975, 1994) sur les processus de civilisation mettent en évidence l’importance des processus d’auto-contrainte intériorisés dans la régulation des conduites. Cependant, dans certaines situations, des moments de relâchement ou de rupture de ces processus peuvent apparaître. Ces formes de « décontrôle », qu’il s’agisse de violences collectives, d’émeutes urbaines, de pratiques festives et sportives ou d’expressions culturelles, peuvent être interprétées non seulement comme des phénomènes de désorganisation sociale, mais aussi comme des modalités particulières de régulation dans des contextes de forte contrainte normative. Dans certains territoires marqués par des formes d’« hyper-contrôle social » (Boucher, 2024) et de « conformismes déviants » (Merton, 1997), ces moments de décontrôle peuvent apparaître comme des « soupapes », permettant l’expression temporaire de tensions individuelles ou collectives sans remettre fondamentalement en cause l’ordre social existant, à l’image de la criminalité organisée. Celle-ci exerce, en particulier sur les populations les plus pauvres et dans le cadre néo-libéral du désengagement de l’Etat (Sauvadet, Monnet, 2013), différentes formes de contrôle social (sur la petite délinquance, la liberté d’expression ou d’entreprendre, les espaces de transit de marchandises, etc.) qui sont encouragées, tolérées ou combattues par les pouvoirs publics, que cela soit dans des régions mafieuses (Arlacchi, 1986), des ghettos (Sánchez-Jankowski, 1991) ou des quartiers de la politique de la ville (Sauvadet, 2023).
Dans la pratique, ce colloque propose d’interroger les formes contemporaines de contrôle et de décontrôle social en s’intéressant à la diversité des acteurs, des institutions et des dispositifs qui participent aujourd’hui à la production, à la diffusion et à la régulation des normes sociales. En effet, assiste-t-on aujourd’hui à un affaiblissement du contrôle social ou, au contraire, à une multiplication et à une diversification de ses formes ? Constate-t-on une transformation des formes classiques de contrôle social ? Comment se recomposent les relations entre institutions, professionnels et populations dans les dispositifs de régulation des conduites ? Quelles nouvelles figures d’acteurs du contrôle social émergent dans les sociétés contemporaines et comment leurs pratiques évoluent-elles ?
En outre, dans la perspective des analyses de Norbert Elias sur les processus de civilisation et les systèmes d’auto-contrainte citées plus haut, dans quelle mesure les situations de crise, de mutation ou de métamorphose, de violence collective ou de contestation peuvent-elles être interprétées comme des moments de décontrôle, voire comme des modalités spécifiques de régulation sociale ?
Une question centrale traverse donc le colloque : comment comprendre les recompositions du contrôle social et les formes de décontrôle qui lui sont associées dans les sociétés contemporaines ?
Pour répondre à cette interrogation, les propositions de communications peuvent alors s’inscrire dans plusieurs axes thématiques.
Axes thématiques du colloque
– Axe 1 : Héritages et renouvellements des analyses du contrôle social
Cet axe propose de revisiter les grandes traditions sociologiques qui ont contribué à l’élaboration du concept de contrôle social (Durkheim, Ross, École de Chicago, Foucault, Castel, etc.) afin d’en interroger la pertinence pour analyser les transformations contemporaines des modes de régulation sociale.
Les communications pourront notamment interroger les usages sociologiques contemporains du concept de contrôle social, les transformations de la critique des institutions de régulation sociale depuis les années 1970 et les apports et limites des approches critiques du travail social et des politiques sociales.
– Axe 2 : Les institutions classiques du contrôle social : transformations et recompositions
Les sociétés contemporaines restent structurées par des institutions traditionnellement chargées de produire et de faire respecter les normes sociales : famille, école, travail, travail social, police, justice, religions, associations… Cet axe propose d’analyser les transformations des logiques d’action, des mandats et des pratiques de ces institutions dans un contexte marqué par la recomposition de l’État social ; la diffusion des logiques managériales et néolibérales, ainsi que l’évolution des relations entre institutions, professionnels et populations dans les dispositifs de régulation sociale.
Les communications pourront notamment porter, sur les transformations des « agents de socialisation » dans la régulation des conduites. Il s’agira également d’interroger les tensions qui traversent ces transformations, entre normalisation et individualisation, responsabilisation des individus et redéfinition des formes d’encadrement institutionnel.
– Axe 3 : Nouveaux acteurs et nouvelles formes de régulation sociale
Au-delà des institutions classiques, les processus contemporains de régulation sociale mobilisent une pluralité d’acteurs et de dispositifs : associations, médiateurs, entrepreneurs moraux, groupes religieux, acteurs communautaires, réseaux numériques ou encore groupes informels…
Cet axe propose d’explorer l’émergence de ces nouvelles figures du contrôle social et les formes de normativité qu’elles produisent. Les communications pourront notamment analyser les régulations sociales informelles, les normes produites au sein des groupes de pairs, les dynamiques morales, religieuses ou culturelles dans la production des normes sociales ou encore les nouvelles formes de surveillance et de contrôle social. Une attention particulière pourra également être portée aux processus d’auto-contrôle et d’intériorisation des normes : dans quelle mesure les individus participent-ils à leur propre gouvernement, et comment ces formes de régulation incorporée redéfinissent-elles les frontières entre contrainte et autonomie ?
– Axe 4 : Hyper-contrôle, décontrôle social et régulation des tensions
Les sociétés contemporaines semblent également marquées par l’existence de situations de forte contrainte normative, en particulier dans certains territoires ou groupes sociaux. Dans ces contextes, des phénomènes de rupture ou de relâchement du contrôle peuvent apparaître (violences collectives, émeutes urbaines, pratiques culturelles ou artistiques, formes d’expression émotionnelle collective…). Dans la perspective ouverte par les travaux de Norbert Elias, ces phénomènes peuvent être interrogés comme des formes de décontrôle social, voire comme des modalités spécifiques de régulation des tensions sociales.
Cet axe propose ainsi d’explorer les formes de décontrôle social dans différents contextes sociaux, les relations entre hyper-contrôle et violence collective, les pratiques culturelles, artistiques ou festives comme des espaces de relâchement des contraintes normatives ou encore les tensions entre régulation sociale et expressions de contestations individuelles ou collectives.
Informations pratiques :
Le colloque se déroulera les 18 et 19 novembre 2026 à l’Institut du développement social (Canteleu/Rouen).
Cet appel concerne les chercheurs en sciences sociales. Néanmoins, ce colloque peut également s’adresser aux différents professionnels qui souhaitent valoriser les résultats d’expériences professionnelles, de projets de recherche et d’études.
Les propositions de communication devront indiquer : titre de la communication, nom et prénom des auteur.es, rattachement institutionnel, résumé de 3000 signes (espaces compris) maximum. Elles sont à envoyer avant le 3 juillet 2026 à rt3@irtsnormandie.ids.fr.
Les avis du comité de sélection seront transmis aux auteurs le 8 juillet 2026 au plus tard.
Comité d’organisation
Manuel Boucher, Professeur de sociologie à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), délégation CESDIP-CNRS, RT3-AFS, CRESEM-UPVD, ACOFIS.
Laura Delcourt, Docteure en sociologie, Attachée de recherche, LERS, IDS Normandie, RT3-AFS.
Régis Pierret, Docteur en sociologie HDR, directeur de l’IDS Normandie, RT3-AFS-ACOFIS.
Michalis Lianos, Professeur de sociologie à l’Université de Rouen, Laboratoire Dysolab – Laboratoire des dynamiques sociales – UR 7476
Comité scientifique
Manuel Boucher, Professeur de sociologie à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), délégation CESDIP-CNRS, RT3-AFS, CRESEM-UPVD, ACOFIS.
Laura Delcourt, Docteure en sociologie, Attachée de recherche, LERS, IDS Normandie
Lucile Franz, Professeure associée, HETSL, HES-SO
François Dubet, Professeur de sociologie émérite, Université de Bordeaux.
Éric Marlière, Professeur des universités en sociologie, Université de Lille.
Jean-Sébastien Alix, Docteur en sociologie, Directeur du département carrière sociale de l’IUT de Tourcoing-Université de Lille.
Gérard Mauger, Directeur de recherche émérite, CNRS, Centre européen de sociologie et de science politique. Thomas Sauvadet, Maître de conférence en sociologie, Université Paris Est Créteil (UPEC), LIRTES.
Julie Alev Dilmac, Enseignante-chercheuse en sociologie, Université Galatasaray.
Émilie Auger, Docteure en sociologie, Chercheure associée au Centre Emile Durkheim, Université de Bordeaux. Louise Baudinet, Doctorante en sociologie, CREAT, Université de Lorraine Valérian Benazeth, Docteur en science politique, CESDIP, Université de Versailles–Saint-Quentin (Paris-Saclay)
Michalis Lianos, Professeur de sociologie à l’Université de Rouen, Laboratoire Dysolab. Thibaut Besozzi, Docteur en sociologie, LIR3S, Université de Bourgogne. Julie Costa, Doctorante en sociologie, CERREV, Université de Caen et CSO Sciences Po. Rénata De Oliveira Carvalho, Doctorante en STAPS, Professeure, Instituto Federal de Mato Grosso. Régis Pierret, Docteur en sociologie HDR et directeur de l’IDS Normandie.
Bibliographie indicative
Manuel Boucher, Turbulences, contrôle et régulation sociale, Paris, éd. L’Harmattan, 2003. Manuel Boucher, « Les travailleurs sociaux face aux bandes. Stigmatisation de la jeunesse populaire et instrumentalisation des acteurs sociaux », in Mohammed M., Les bandes de jeunes. Des « blousons noirs » à nos jours, Paris, La Découverte, 2007, p. 217-244.
Manuel Boucher, « Médiateurs, éducateurs et police de rue : entre confrontation, coopération et méfiance réciproque », Sciences & Actions Sociales, n° 16, 2022, p. 174-189.
Manuel Boucher, « Habitants et intervenants sociaux à l’épreuve du contrôle social du ʺghetto urbainʺ : entre conformismes déviants, reporting et changement social » in Manuel Boucher, Hervé Marchal (sous la direction), Déviance, délinquance et réactions sociales. Entre assistance, contrôle et répression, Bordeaux, éd. Le Bord de l’eau, 2024, p. 183-213.
Manuel Boucher, Fantassins du social, Préface : François Dubet, Nîmes, éd. Champ social, 2025. Pierre Bourdieu, Sur l’État. Cours au Collège de France (1989-1992), Paris, éd. Le Seuil/Raisons d’agir, 2012.
Robert Castel, « De l’intégration sociale à l’éclatement du social : l’émergence, l’apogée et le départ à la retraite du contrôle social », in Le Gall D., Martin C., Soulet M – H. (dir.), L’éclatement du social. Crise de l’objet, crise des savoirs ?, Document reprographié, Université de Caen (Centre de recherche sur le travail social), 1988, p. 173-184.
François Dubet, Le déclin de l’institution, Paris, éd. Seuil, coll. « L’épreuve des faits », 2002.
Émile Durkheim É., 2008, De la division du travail social, Paris, PUF, 2008 [1893].
Collectif, Pourquoi le travail social ? Esprit, 1972, avril-mai, n° 4-5.
Norbert Élias, John Scotson, Logiques de l’exclusion. Enquête sociologique au coeur des problèmes d’une communauté, Avant-propos de Michel Wieviorka, Paris, éd. Fayard, 1997.
Norbert Élias, Éric Dunning, Sport et civilisation : la violence maîtrisée, Paris, éd. Fayard, 1994.
Norbert Élias, La dynamique de l’Occident, Paris, éd. Calmann Lévy, 1975.
Norbert Élias, Le processus de civilisation des moeurs, Paris, éd. Calmann Lévy, 1994.
Didier Lapeyronnie, « Violence et intégration sociale », Hommes & Migrations, n° 1217, 1999, p. 43-54.
Gérard Mauger, « Les professionnels du contrôle social : ʺun champ d’intervention professionnelleʺ, Sciences & Actions Sociales, 16(3), 2021, 15-23. https://doi.org/10.3917/sas.016.0015.
Michalis Lianos and Mary Douglas, « Dangerization and the End of Deviance: The Institutional Environment », édition spéciale du British Journal of Criminology, vol. 40, avril, 2000; également dans Garland D. and Sparks R. (eds.), Criminology and Social Theory, Oxford University Press, Oxford, 2000. Traduction révisée publiée en français: « Danger et régression du contrôle social : des valeurs aux processus », Déviance et société, Vol. 25, n° 2, 2001.
Michalis Lianos, Le nouveau contrôle social : toile institutionnelle, normativité et lien social, L’Harmattan – Logiques Sociales, Paris, 2001
Michalis Lianos, « Le contrôle social après Foucault », Surveillance and Society, vol. 1, no 3, 2003: 431-448, http://www.surveillance-and-society.org/articles1(3)/ApresFoucault.pdf ; (en anglais : Social Control after Foucault, Surveillance and Society, vol. 1, no 3, 2003: 412-430 http://www.surveillance-and-society.org/articles1(3)/AfterFoucault.pdf). https://doi.org/10.24908/ss.v1i3.3348.
Michalis Lianos, « Periopticon: Control beyond Freedom and Coercion – And two Possible Advancements in the Social Sciences », in Haggerty K. and Samatas M., Surveillance and Democracy, Routledge, London, 2010.
Robert K. Merton, Éléments de théorie et de méthode sociologique, Paris, éd. Armand Colin, 1997 (1957).
Robert Ezra Park, Ernest Watson Burgess, Introduction to the Science of Sociology, Chicago, University of Chicago Press, 1921. Philippe Robert, « Le contrôle social et ses histoires », in Association Nationale des Assistants de Service Social, Travail social contrôle social ? (Actes du XXXVe congrès de l’ANAS, Marseille, 1980), Paris, éd. ESF, 1981, p. 15-16.
Philippe Robert, « Les territoires du contrôle social, quels changements », Déviance et Société, vol. 24, n° 3, 2000, p. 215-234.
Guy Rocher, Introduction à la sociologie générale, Montréal, éd. MHH, 1968. Edward Alsworth Ross, Social Control: A Survey of the Foundations of Order, The Macmillan Company, 1901. Thomas Sauvadet, Voyoucratie et travail social. Enquêtes dans les quartiers de la politique de la ville, Paris, éd. Du Croquant, 2023.
Jeannine Verdès-Leroux, Le travail social, Paris, éd. de Minuit, 1978.
