Parution ‘L’enfance en danger face aux radicalités musulmanes – Représentations, pratiques et ambivalences des intervenants sociaux’, sous la direction de Manuel Boucher, éd. L’Harmattan

VIENT DE PARAÎTRE

L’ENFANCE EN DANGER FACE AUX RADICALITÉS MUSULMANES – Représentations, pratiques et ambivalences des intervenants sociaux

Sous la direction de Manuel Boucher

Préface de Gilles Kepel

Avec Mohamed  Belqasmi, Hervé Marchal, Agathe Petit, Régis Pierret, Brigitte Baldelli, Dominique Sistach

 

Face aux radicalités musulmanes, en tant que maillons essentiels du lien social, les intervenants  sociaux sont en première ligne. Ceux-ci sont explicitement appelés à participer à la mise en œuvre d’une politique naissante de prévention de la radicalisation juvénile.

À  partir d’une enquête  de terrain réalisée  dans plusieurs  départements français au sein de la protection de l’enfance, cet ouvrage décrit la réalité de la prévention par les intervenants sociaux des risques de radicalisation politico- religieuse et de replis identitaires d’une partie de la jeunesse.

Avec  une équipe  de chercheurs,  Manuel Boucher  analyse  les discours, représentations et actions des acteurs sociaux impliqués  dans la prévention des passages à l’acte violents de jeunes musulmans radicalisés. Les chercheurs interrogent aussi les façons dont ces intervenants sociaux pensent et agissent le «  point aveugle   » de la radicalisation  qui concerne une population  plus large que le nombre limité d’individus envisageant d’utiliser la violence mais qui partage les mêmes valeurs, les mêmes indignations, les mêmes espoirs dystopiques, tout en restant passive.

Au fond, conscients que la tentation  islamiste constitue un terreau propice à la légitimation  de la violence, cet ouvrage questionne  l’ambivalence des intervenants sociaux déchirés entre leur volonté de participer à la politique publique de prévention de la radicalisation et leur crainte de contribuer  à la stigmatisation des musulmans.

 

Manuel Boucher est professeur des universités en sociologie à l’Université de Perpignan Via Domitia. Il développe une « sociologie des turbulences » à partir de travaux sur les désordres urbains et leur régulation, les transformations de l’intervention  sociale, l’ethnicisation  et la racisation des rapports sociaux. Il a dernièrement  publié La gauche et la race (2018)  ; Banlieues, cités, ghettos, bidonvilles avec Hervé Marchal (2019) ; Radicalités identitaires.  La démocratie  face à la radicalisation islamiste, indigéniste et nationaliste (2020).

La collection «  Recherche et transformation sociale »  privilégie la publication d’ouvrages valorisant des résultats de recherche produits par des chercheurs des organismes de la formation et de l’intervention sociales pouvant contribuer à la transformation sociale.

 

Flyer
Bon de commande

www.acofis.org

 

 




CR colloque « Des mineurs comme les autres ? » (RT 2 et 15) – 29-31 janv. 2021

Le colloque s’est tenu les 29 et 30 janvier 2021 « à distance », avec le soutien de l’Association française de sociologie (via ses RT 2 et 15), de l’Université Sorbonne Paris Nord (USPN) / IUT de Bobigny, de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS – EHESS, USPN, CNRS, Inserm), de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et du laboratoire Migrinter. Les membres du comité d’organisation remercient ces différentes institutions pour leur soutien.

Le colloque était organisé par Lisa Carayon (USPN, IRIS), Julie Couronné (INJEP), Sarra Chaïeb (USPN, IUT de Bobigny), Julie Mattiussi (UHA, CERDACC), Daniel Senovilla-Hernández (CNRS, Migrinter), Arthur Vuattoux (USPN – IRIS).

Ces deux journées de colloque ont réuni plusieurs centaines de participant·es, avec 850 inscrit·e·s et environ 300 personnes connectées simultanément. Même si nous regrettons d’avoir dû, à cause du contexte sanitaire, faire ce colloque en ligne, les échanges ont été nourris, y compris avec le public, grâce à un système de modération / retransmission des questions du tchat auprès des intervenant·e·s.

Le colloque a réuni des chercheur·e·s et professionnel·les (c’était l’ambition de départ), français, mais aussi suisses, italiens et camerounais. Nous pensons désormais publier des actes du colloque sous une forme à déterminer, mais incluant sans doute une retranscription des communications et la mise en ligne des interventions audio.

Objet du colloque

Les mineurs qualifiés par l’administration de « non accompagnés » (MNA), auparavant désignés comme « mineurs isolés étrangers » (MIE), sont des jeunes étrangers arrivant seuls sur le territoire français et étant reconnus mineurs par l’administration, ce qui leur permet d’être protégés au titre des services départementaux de la Protection de l’enfance. De nombreuses recherches ont été réalisées dans les dernières années concernant l’évaluation de l’âge de ces jeunes.

Si la recherche s’est, ces dernières années, principalement concentrée sur les difficultés de l’évaluation, la réalité des prises en charge une fois les jeunes reconnus mineurs demeure peu questionnée, et ce alors même que les acteurs de la Protection de l’enfance, au sens large (éducateurs et éducatrices de l’Aide sociale à l’enfance, associations de défense de ces mineurs ou associations délégataires des Départements, associations nationales d’aide aux migrant·e·s, acteurs de l’Éducation nationale ou du soin, etc.) alertent sur les difficultés des Départements s’agissant du suivi de ces mineurs, le plus souvent à budget constant ou trop réduit au regard des besoins.

L’objectif de ce colloque était donc faire un état des lieux de l’évolution des recherches sur la prise en charge des MNA, de faire se rencontrer des chercheur·e·s de diverses disciplines (droit, sociologie, sciences de l’éducation, histoire, sciences médicales et paramédicales…) prenant pour objet la prise en charge de ces mineurs, et de faire discuter chercheur·e·s et acteurs, puisque le colloque laissera une large place au débat avec les professionnel·le·s de l’intervention sociale auprès des MNA.

Ce colloque était en outre issu d’une recherche en cours sur la prise en charge des MNA dans les Départements français, réalisée par Lisa Carayon, Julie Mattiussi et Arthur Vuattoux et financée par l’INJEP et la MSH-Paris Nord.

Le colloque a été organisé autour de cinq tables rondes thématiques, et les intervenant·e·s avaient 15 minutes pour exposer leur propos, format court justifié par le format du colloque. Outre l’animation / modération par les organisatrices et organisateurs, Tommy Dessine produisait, en direct, des dessins illustrant le colloque (certains de ces dessins sont présentés ci-dessous).

Brève synthèse des tables-rondes

Une première table ronde portait sur les expériences individuelles de l’institution, saisies à partir d’enquêtes ethnographiques, tout en apportant une dimension historique à ces expériences. Julien Long a ainsi rappelé la genèse du/des statut(s) de mineur étranger en France depuis 1945, invitant notamment à inscrire l’histoire de ces mineurs dans la matrice coloniale française. Cléo Marmier et Marion Perrinont quant à elles présenté des ethnographies originales des lieux d’accueil de MNA, qu’il s’agisse de foyers ou d’accueils familiaux – Marion Perrin parlant notamment en tant que chercheur·e·s et en tant qu’éducatrice / accueillante familiale.

Tommy Dessine ©

La deuxième table ronde questionnait la diversité territoriale des pratiques de prise en charge. Cette table ronde permettait, en outre, d’illustrer la pluridisciplinarité des recherches menées aujourd’hui sur les mineurs non accompagnés, à travers une communication de Sarah Hias (juriste)sur la disparité des capacités d’hébergement selon les départements. Suivait une communication de Virginie Baby-Collin (géographe) et de Cécile Persini (étudiante à SciencesPo Aix) sur une situation locale (à Marseille) et autour des enjeux de scolarisation dans le secteur privé. Simon Protar et Emeline Zougbede (sociologues) s’intéressaient également à une situation locale, celle de la prise en charge spécialisée des MNA en Seine-Saint-Denis.

Tommy Dessine ©

La troisième table ronde, dernière de la première journée du colloque, visait à apporter un éclairage international sur la prise en charge des mineurs non accompagnés. Deux équipes de recherche / action suisse ont présenté leurs travaux. Celle de Sylvia Garcia Delahaye et de Luca Decroux, en collaboration avec la photographe Valérie Frossard, présentait un dispositif de recherche avec les jeunes permettant, via des séances de photo à plusieurs jeunes, d’exprimer des constats ou attentes vis-à-vis des institutions suisses. Celle de Vista Eskanderi et de Nesa Zimmerman, de la law clinic de Genève, permettait de présenter les enjeux de l’accès au droit des jeunes MNA dans le contexte particulier du droit suisse, distinguant jeunes en demande d’asile ou non. Williams Nyanda Mkamwa est intervenu à propos de la situation camerounaise, en présentant la législation en vigueur et les enjeux de prise en charge des mineurs étrangers dans ce pays, et Anna Granata a présenté une typologie des lieux de prise en charge des MNA en Italie.

Tommy Dessine ©

Le deuxième jour du colloque, une quatrième table ronde a permis de traiter des enjeux de santé dans la prise en charge des MNA. La table ronde s’est ouverte sur la présentation d’un dispositif local, le « Passeport santé » pour les MNA de la Somme, présenté par Laure Hadj, socio-démographe et Sophie Duménil, médecin référent en protection de l’enfance. Solène Plana et Hinde Maghnouhi, ainsi qu’Héloïse Bertin, ont quant à elles traité des difficultés dans l’accès au soin des MNA, notamment en termes de représentation légale de ces jeunes, et des répercussions psychiques sur des mineurs ayant souvent d’important besoin de soin.

Tommy Dessine ©

La cinquième et dernière table ronde s’est concentrée sur le moment critique du passage à la majorité des jeunes isolés étrangers. Sarra Chaïeb et Isabelle Frechon sont revenues sur leurs travaux concernant la fin de parcours à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), en se basant notamment sur les données de l’enquête ELAP (INED). Professionnelles de l’ASE, Marine Giannini et Aude Lecroisey ont fait écho des situations locales vécues sur leur territoire, la Gironde.

Tommy Dessine ©

Il serait intéressant de revenir sur les débats qui ont suivi les communications, et nous espérons que les actes à paraître permettront de les restituer dans leur intégralité. La richesse de ce colloque tient sans doute à sa pluridisciplinarité, mais aussi à l’engouement qu’il a suscité parmi les professionnel·les de la prise en charge des jeunes, très nombreux à la suivre, marquant sans doute en creux une absence de dialogue entre les univers académiques portant sur les MNA et celles et ceux qui les prennent en charge au quotidien.

Programme complet ici

Illustration par Tommy Dessine




S’intégrer par le sport ? Comparer les terrains européens. Appel à contribution pour la revue Culture e Studi del Sociale.

Culture e Studi del Sociale

Appel à contribution (Résumés) – Vol. 6(1), 2021 (Version française) http://www.cussoc.it  ISSN 2531-3975

S’intégrer par le sport ? Comparer les terrains européens

Au cours de la dernière décennie, l’Europe a été rejointe via la mer Méditerranée et les Balkans par un nombre sans cesse plus important de migrants en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est. Ce phénomène a eu des conséquences politiques et sociales importantes. Dans ce contexte de « crise migratoire », comment accueillir des migrants nouvellement arrivés et faciliter leur intégration ? Malgré les larges débats sur ces mouvements migratoires, l’Union européenne n’a pas pour autant adopté de politique commune de solidarité et d’accueil, même si certains pays européens, dont l’Italie et la France, ont lancé des initiatives couvrant divers domaines tels que l’éducation, l’emploi, la participation active et l’inclusion sociale pour aider les nouveaux arrivants à s’intégrer dans la société d’accueil.
En réponse à la fragmentation des communautés nationales annoncées ou observées en Europe, le sport a souvent été présenté comme un puissant ciment ou du moins un modèle d’intégration pour la “jeunesse issue de l’immigration” (Gasparini, 2008) et un vecteur de citoyenneté pour les populations étrangères. Comme les activités sportives permettent un dialogue interculturel sans exiger la maîtrise de la langue du pays d’accueil, les difficultés d’apprentissage sont atténuées et des processus de socialisation par le sport émergent. Les associations sportives et les ONG à vocation sportive ont ainsi proposé de nombreux dispositifs pour ces nouveaux migrants, dont les formes et les effets sont largement méconnus.
Croisant la sociologie des migrations et la sociologie du sport, le dossier vise à étudier d’une part les processus qui conduisent au recours au sport et aux activités physiques dans les programmes d’intégration pour les migrants nouvellement arrivés et, d’autre part, à comprendre la signification des actions et les effets qu’elles produisent tant à l’égard des migrants que de la société d’accueil. Pour comprendre la genèse des politiques publiques et des dispositifs associatifs en la matière, il convient également d’analyser leur contexte d’application lié à l’histoire de l’immigration.
Au vu des nouvelles vagues migratoires et de la pandémie du coronavirus qui réduit drastiquement les initiatives en matière d’activité physique, le sport reste-t-il un outil incontournable pour favoriser le dialogue interculturel et l’intégration ? Selon quelles modalités, avec quelles pratiques et pour quels effets ? Comment les différents pays européens gèrent-il la “diversité” et de quelle manière le sport peut-il encore être considéré comme un moyen d’accéder à un espace civique commun qui dépasse les communautés d’origine ? La participation sportive permet-elle aux migrants de devenir une composante active de la société d’accueil ?
Ce numéro thématique privilégie la publication d’articles qui présentent les résultats originaux tirés d’enquêtes (sans exclure les propositions qui ont une approche théorique critique) visant à illustrer comment, dans le contexte européen, le sport et l’activité physique sont utilisés à des fins d’intégration sociale et citoyenne. Dans cette optique, les contributions attendues devront analyser dans les différents pays européens les modèles et les pratiques qui témoignent de réussites d’un sport intégrateur ou, au contraire, qui l’invalident.

Rédacteurs invités
William Gasparini (Université de Strasbourg, France) Giovanna Russo (“AMS” Università di Bologna, Italie)

Modalités de soumission et calendrier

Un résumé détaillé -en italien, en anglais ou en français- (800 à 1000 mots, références bibliographiques comprises) doit être envoyé avant le 15 mars 2021 en pièce jointe à l’adresse électronique de la revue : rivis- tacussoc@unisa.it et Rédacteurs invités (william.gasparini@unistra.fr; giovanna.russo6@unibo.it).

Le résumé doit être soumis avec le titre complet et cinq mots clés, et doit également inclure le nom du ou des auteurs, l’affiliation de tous les auteurs et l’adresse électronique pour la correspondance. En cas d’auteurs multiples, l’auteur référent doit être indiqué. Le résumé détaillé doit illustrer clairement le sujet, le cadre théorique, le travail de recherche et la pertinence scientifique.

La notification des résumés sélectionnés pour la soumission des articles complets (35 000 à 60 000 signes, notes, références bibliographiques et espaces inclus) sera faite avant le 31 mars 2021.

La soumission des articles complets doit avoir lieu avant le 15 juin 2021 par le biais de la plate-forme électronique OJS de la revue et celle-ci doit respecter les directives. En outre, les articles qui seront soumis en langue italienne ou anglais doivent également inclure le titre et le résumé en anglais (http://www.cussoc.it/index.php/journal/about/submissions).

Communication des résultats du processus de révision : 15 septembre 2021. Présentation de l’article révisé : 15 octobre 2021.
Décision finale sur l’article révisé : 15 novembre 2021
Publication : décembre 2021.

 




Publication Revue Sciences et Actions Sociales : “Alimentation, intervention sociale et société”

Publication du numéro 14 de la Revue “SAS”
“Alimentation, intervention sociale et société” 

Nous vous informons de la sortie du numéro 14 de la revue en ligne “Sciences et Actions Sociales”. Cette revue publie les résultats de recherches, terminées ou en cours, en sciences sociales (sociologie, anthropologie, sciences politiques, sciences de l’éducation, histoire sociale …) dans et sur le champ social.

Ce dossier est coordonné par : Jeanne Chanet-Garcia, Régis Pierret, Michel Streith,

avec les contributions de : Arine Kassabian, Maisons Relais de La Sauvegarde du Nord, Denis Fleurdorge, Sonia Bouima, Benoît Tine, Toufiq Kossari, Ayoub Ait Dra, Daniel Lambelet, Jenny Ros, Florian Pietron, Dominique Sistach.

La revue “SAS” est accessible, gratuitement, à cette adresse : http://sas-revue.org

Bonne lecture  !

redaction@sas-revue.org




L’AFS joue les prolongations – nouveau délai pour le congrès de Lille (15-02)

Initialement prévue le 31 janvier 2021, nous avons décidé de repousser la date limite pour proposer une communication à l’un des différents RT au vu de la rentrée universitaire particulièrement dense que nous connaissons. La nouvelle date limite d’envoi de vos propositions est le 15 février 2021.

Nous vous rappelons que les propositions de communication sont à déposer exclusivement sur le site de l’AFS (voir en bas de la page de chacun des appels).

Pour rappel: la liste des appels des différents RT est disponible sur cette page.




Journée “Sport : enjamber les frontières. Des échanges transnationaux à la coopération transfrontalière

Journée “Sport : enjamber les frontières. Des échanges transnationaux à la coopération transfrontalière“, le 5 février 2021 au bâtiment le Cardo (Science Po Strasbourg) co-organisée par le Centre d’excellence franco-allemand Jean Monnet (universités de Strasbourg et de Kehl) et la Chaire “Le sport passeur d’Europe”

 

Avant son report d’une année pour cause de pandémie, le championnat d’Europe des nations de football devait se dérouler pour la première fois en juin 2020 dans un espace européen transfrontalier. Le format prévu restant inchangé en 2021, se jouant des frontières, les matchs se tiendront dans 12 villes d’Europe. Le Centre d’excellence franco-allemand Jean Monnet se saisira de cet événement pour s’interroger sur la réalité et les enjeux des pratiques et des politiques sportives transfrontalières.

 

Informations complémentaires : https://f3s.unistra.fr/chaire-spe/agenda/

Inscription  auprès de Marc-Antoine Maes : m.maes@unistra.fr
Compte tenu de l’incertitude liée à la situation sanitaire, cette journée est susceptible de basculer -ou non- en distanciel.

Programme complet : https://f3s.unistra.fr/websites/f3s/Chaire_SPE/Programmes/2021-02-05.pdf

 

 




Participation et contestation dans les candidatures aux Jeux olympiques et paralympiques

L’unité de recherche « Sport et sciences sociales » (UR 1342) de l’Université de Strasbourg a la plaisir de vous convier à la journée d’étude :

«Participation et contestation dans les candidatures aux Jeux olympiques et paralympiques »
Le jeudi 11 FÉVRIER 2021 – EN LIGNE
Organisée en lien avec l’Initiative d’Excellence (IdEx) « La participation des citoyens dans les candidatures européennes aux JOP 2024» que j’ai eu le plaisir de diriger depuis 2018, cette journée accueillera des chercheurs européens et américains qui donneront des conférences autour des deux thèmes suivants : « les stratégies de conquête des publics » et « les mouvements de contestation » des grands événements sportifs (et plus particulièrement des JOP).
 
Intéressé ? Vous pouvez dès à présent vous inscrire gratuitement en cliquant ici :

https://sondagesv3.unistra.fr/index.php/364958?newtest=Y&lang=fr
Un lien vous sera communiqué quelques jours avant l’événement.
 
En attendant, vous pouvez télécharger le programme en françaisou en anglais.
 
Contact et informations supplémentaires si besoin : orival@unistra.fr
 
Bien cordialement,
«Participation et contestation dans les candidatures aux Jeux Olympiques et Paralympiques».
Michel Koebel
Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg



Web-conférence scientifique ‘Les professionnels de la déviance et de la délinquance : quels enjeux d’hybridation ? Pratiques des acteurs, lieux d’intervention et logiques professionnelles’, jeudi 11 février 2021

WEB-CONFÉRENCE SCIENTIFIQUE

Les professionnels de la déviance et de la délinquance :
quels enjeux d’hybridation ?

Pratiques des acteurs, lieux d’intervention et logiques professionnelles

Le jeudi 11 février 2021

Le colloque organisé par le réseau thématique « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association Française de Sociologie (RT3/AFS) et l’Institut du Droit de l’espace, des territoires, de la culture et de la communication (IDETCOM/UT1), en partenariat avec l’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l’Intervention Sociales (ACOFIS), a pour objectif d’explorer les formes de contrôle social et les modes de régulation qui renvoient à un ensemble très diversifié d’intervenants et de mécanismes participant au maintien de la cohésion sociale et contribuant – de manière plus ou moins délibérée
– à empêcher ou à contenir la déviance et la délinquance. Plus précisément, il propose de mener une réflexion focalisée sur les enjeux d’hybridation à l’œuvre dans le champ des réponses et des réactions aux phénomènes déviants et délinquants.

Cette journée rassemble ainsi des recherches en sciences sociales qui interrogent les reconfigurations actuelles des pratiques, des logiques professionnelles et des statuts des acteurs chargés de réguler les désordres, la délinquance et les violences individuelles et collectives dans les sphères de la vie sociale. Il s’agit d’explorer les multiples formes d’agencement, de collaboration, de coordination, voire de concurrence entre les différents acteurs impliqués dans la régulation de ces phénomènes. L’objectif est de dépasser les logiques d’opposition dichotomique (répression/prévention, public/privé, local/national, pénal/social, etc.) pour privilégier des approches qui interrogent le caractère fragmenté, hybride et en recomposition du contrôle social.

8h45 – Accueil connexions

9h00 – 9h30 : Ouverture

PROGRAMME

• Philippe Nélidoff, Université de Toulouse-Capitole, Doyen de la Faculté de Droit et Science Politique

• Lucien Rapp, Université de Toulouse-Capitole, directeur de l’IDETCOM

• Bernard Labatut, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM, responsable du master science politique

• Manuel Boucher, CORHIS, Université de Perpignan Via Domitia, co-responsable RT3/AFS, ACOFIS

9h30-11h00 : Conférence introductive – Animatrice : Giorgia Macilotti, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM, co-responsable RT3/AFS

• Introduction scientifique : les professionnels de la déviance et de la délinquance face aux logiques d’hybridation
– Giorgia Macilotti, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM, co-responsable RT3/AFS

• La pluralisation du policing en France. Logiques d’hybridation, effets de tropisme et enjeux d’articulation – Virginie Malochet, IAU-IDF, CESDIP-CNRS

• Métiers de la sécurité et hybridation des logiques d’action. Le cas des policiers de sécurité publique – Jacques de Maillard, CESDIP-CNRS, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

• Hybridation des acteurs policiers français. Vers un nouveau dualisme policier ? – François Dieu, Université de
Toulouse-Capitole, IDETCOM

 

11h15-13h15 : deux ateliers en parallèle

Sécurité et régulation sociale – Animateur : Bruno Domingo, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM

• Les djihadistes françaises de retour de la zone irako-syrienne – Élodie Cartier, Université de Toulouse- Capitole, IRDEIC

• Lutte contre la radicalisation des familles : quand le dispositif de protection de l’enfance se met au service du traitement de l’enfant dangereux – Lionel Clariana, CORHIS, Université de Perpignan Via Domitia, ACOFIS

• Les professionnels de la déviance et de la délinquance: quels enjeux d’hybridation ? Pratique des acteurs, lieux d’intervention et logiques professionnelles – Konstantinos (Costa) Delimitsos, CRESSPA/GTM Paris 8, IRTS IDF Montrouge – Neuilly-sur-Marne

• La compliance : moyen de mutualisation des acteurs et outils de régulation sociale – Arnaud Malik, Université de Toulouse-Capitole, CDA

 

Prison et actions socio-éducatives – Animatrice : Lucile Franz, ISS-LINES, Université de Lausanne

• « Je ne suis pas un porte-clés ! » : entre regards des « autres » et analyses des surveillant-e-s de prison sur leurs pratiques professionnelles – Katia François-Maïkoouva, CREF, Université Paris Nanterre

• Alliances face à la déviance : quand les professionnels de la surveillance et de la bienveillance se coordonnent dans le cadre de la peine de placement sous surveillance électronique – Mathias Dambuyant, EHESS, IIAC

• La marge de manœuvre de l’enseignant en milieu pénitentiaire – Valérie Radawiec, ECP, Université Lumière
Lyon 2, Inspé de l’Académie de Lyon

• Transition entre suivi social en établissement de détention et assistance de probation en milieu ouvert : une collaboration multipartenariale sans collectif transverse est-elle possible ? – Daniel Lambelet, HETSL, HES-SO

• Le Programme de Mobilisation pour favoriser l’Accès aux Soins de Lyon Corbas : synergies et oppositions dans le traitement de l’addiction en prison – Gabriel Voisin-Moncho, ENS-Lyon

 

Après-midi

PAUSE DÉJEUNER

14h15 – 16h15 : deux ateliers en parallèle

Sécurité et interventions sociales – Animateur : Mohamed Belqasmi, ACOFIS, LERS- IRTS-IDS-Normandie, URMIS-UCA

• Ensemble « pour renforcer le maintien de l’ordre public et garantir la santé publique » : L’affrontement du crack à Paris entre gestion étatique et citoyenne – Julie Costa, CERREV, Université de Caen

• Les Correspondants de nuit à Lausanne – une nouvelle forme de contrôle social entre social et sécuritaire – Lucile Franz, ISS-LINES, Université de Lausanne

• À l’interface de l’éducatif et du répressif. Paradoxes, enjeux et conflits de loyauté des Référents Laïcité Citoyenneté de la Protection Judiciaire de la Jeunesse – Clément Beunas, CLERSE, Université de Lille et CNRS

• La réintégration sociocommunautaire des jeunes adultes judiciarisés : enjeux de l’hybridation des différentes lo- giques et pratiques d’intervention – Bastien Quirion, Université d’Ottawa, Sylvie Hamel, Jocelyn Gadbois, Natacha Brunelle, Université du Québec à Trois-Rivières

 

Champs judiciaire et médico-social – Animatrice : Laura Delcourt, CeRIES, Université de Lille

• Quand le social rencontre le judiciaire : l’exemple du programme social en itinérance de la cour municipale de
Montréal – Isabelle Raffestin, École de travail social, Université de Montréal

• Dualité morale dans la gestion de la déviance juvénile au Sénégal : entre éthique institutionnelle et morale du sens commun – Safietou Diack, Institut de recherche pour le développement

• Réguler les déviances des enfants ou celles de leurs parents ? Différenciation et hybridation dans les logiques de protection des mineur.es au civil et au pénal – Géraldine Bugnon, HETS, HES-SO Genève, Olivia Vernay, HETS, HES-SO Genève et FPSE-Université de Genève

• Psychiatrie : séjours longs, désinstitutionnalisation, réseaux d’intervenants – Hélène Tilman, Université de
Liège, École Supérieure des Arts de la ville de Liège

16h30 – 18h00 : Conférence conclusive – Animateur : Thibaut Besozzi, LIR3S, Université de Bourgogne, co-responsable du RT3/AFS

• Médiateurs, éducateurs et police de rue : entre confrontation, coopération et méfiance réciproque – Manuel
Boucher, CORHIS, Université de Perpignan Via Domitia, co-responsable RT3/AFS, ACOFIS

• Les responsables de résidence très sociales : un métier sous tension – Hervé Marchal, LIR3S, Université de
Bourgogne

• Un historique conflictuel : distance, méfiance et tensions des jeunes des « quartiers » avec les agents d’encadrement – Eric Marlière, CeRIES, Université de Lille

• Peut-on parler d’un champ du contrôle social ? – Gérard Mauger, CSE, CNRS

• Psychiatrie et contrôle social : chronique d’une disparition – François Sicot, LISST, Université Toulouse 2
Jean Jaurès

Comité d’organisation

Giorgia Macilotti, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM, co-responsable RT3/AFS
Manuel Boucher, CORHIS, Université de Perpignan Via Domitia, co-responsable RT3/AFS, ACOFIS
Thibaut Besozzi, LIR3S, Université de Bourgogne, co-responsable du RT3/AFS
Bruno Domingo, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM
François Dieu, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM
Bernard Labatut, Université de Toulouse-Capitole, IDETCOM

Inscription obligatoire avant le lundi 8 février 2021 sur le site de l’ACOFIS (participation gratuite) : http://acofis.org/component/content/article/548-2020-12-15-12-30-23.html

 




Lancement du Carnet “Hypothèses” du RT37 Sociologie des médias

Le réseau thématique 37 “Sociologie des médias” de l’Association Française de Sociologie a le plaisir d’annoncer le lancement d’un Carnet Hypothèses, grâce à l’aide de Charlotte Bouvier, actuellement en stage au sein du RT37. Vous pouvez y accéder et jeter un œil sur les premières publications à l’adresse suivante : https://sociomedias.hypotheses.org/
Ce Carnet vient s’ajouter à ceux déjà mis en place par d’autres RT (Sociologie politique, sociologie du droit, sociologie des associations, etc.). Espérons qu’il contribuera à mieux inscrire les travaux du réseau “sociologie des médias” dans le paysage de la sociologie française !



Les usages sportifs du numérique

Journée d’étude : Les usages sportifs du numérique

9 avril 2021, Université Gustave Eiffel, Champs-sur-Marne

 

Le monde sportif n’échappe pas à la multiplication des usages des outils numériques. Ceux-ci ont profondément impacté les pratiques, et réciproquement les pratiques physiques ont pu contribuer à façonner certains usages du numérique. La présente journée d’étude est l’occasion de présenter et discuter les travaux actuels sur le sujet. Plus précisément, au sein des travaux s’étant intéressés aux usages sportifs du numériques, ce sont trois thématiques qui seront abordées. Premièrement seront exposés des travaux portant sur la constitution de communautés numériques, leur fonctionnement, leurs interactions avec les pratiques “offline” ou “dans la vie réelle”. Dans un second temps seront présentées des recherches portant sur les procédures de quantification : auto-quantification par les applications dédiées au sport-santé ou au loisir sportif, mais aussi big data dans le sport de haut niveau. Une attention particulière sera accordée aux effets non voulus et non prévus de l’usage de ces outils. Enfin seront exposés des travaux s’étant intéressés aux acteurs qui développent et commercialisent ces outils numériques, à leurs stratégies pour diffuser et vendre leurs produits.

Le programme définitif est à venir.

Si vous voulez y assister, ou pour toute demande de d’information : matthieu.delalandre@u-pem.fr