Doctoriales > les points de vue à l’épreuve de l’enquête

Doctoriales > les points de vue à l’épreuve de l’enquête

29-30 juin 2026 – Auditorium de l’Humathèque, Campus Condorcet, Aubervilliers

Lien visio : à venir

 

La question du point de vue est une question classique en sociologie, qui a suscité de nombreux débats tout au long son histoire. La naissance de la discipline a pu d’ailleurs elle-même être envisagée comme l’avènement d’un point de vue inédit sur le monde. Les débats autour du point de vue semblent s’être centrés autour de deux problèmes. D’un côté, la/le sociologue étudie des objets qui sont aussi des sujets et qui développent des points de vue sur le monde social. La/le sociologue est donc amenée à produire un discours dans un espace déjà balisé par d’autres acteursices sociaux. D’un autre côté, le point de vue du/de la chercheure est lui-même situé. Comme nous l’ont rappelé les épistémologies féministes du point de vue, le/la sociologue ne parle jamais de nulle part. Son regard est lui-même situé.

Reprenant ces divers questionnements, ces journées d’études voudraient sortir des débats uniquement épistémologiques sur le perspectivisme, pour poser la question du rapport pratique au problème théorique du point de vue au sein de l’enquête sociologique.

 

Programme

 

Lundi 29 juin

10h00 : Accueil café

10H15 : Présentation du programme de la journée

10h30-12h30 : Axe 1 – Ce que l’on ne saurait voir : penser les cécités ethnographiques

  • Joachim DELEPINE, doctorant en sociologie, CIRCEFT / Université Paris 8, « Genres, expériences et émotions : réflexivité d’un homme sans enfant en néonatologie »
  • Aude LEBRUN, doctorante en science politique, CURAPP-ESS / Université de Picardie Jules Verne et IRISSO / Université Paris-Dauphine, « Se positionner dans une enquête sur les « personnes concernées »
  • Soren GUNZINGER, mastérant en sociologie / EHESS, « Enquêter en profane sur un collectif militant chrétien : Lorsque la distance trouble »
  • Maria CEGARRA CEGARRA, doctorante en psychologie, UTRPP / Université Sorbonne Paris Nord, « Débordement empirique : l’inattendu du terrain ou comment le contexte et l’objet de la recherche viennent bousculer le cadre méthodologique » (en visio)

Discussion : Tangi Audinet

14h30-16h30 : Axe 2 – En connaissance de cause : proximité biographique et savoir expérientiel

  • Céline MIMAULT, doctorante en sociologie, LCSP / Université Paris-Cité et S2HEP / Université Lyon 1, « Faire une recherche sur les sexualités en CIFRE : quand la proximité biographique devient contrainte »
  • Jules GUYOT DE CAMY, mastérant en sociologie / EHESS, « Ethnographier dans et sur son milieu d’origine : enquêter auprès des personnes trans’ dans une ruralité que l’on a quitté »
  • Sabrina DJAIDRI, doctorante en sociologie, Laboratoire Cités, Territoires, Environnement et Sociétés / Université de Tours, « Cécités et lucidités biographiques : l’épistémologie des points de vue à l’épreuve de l’enquête des migrations franco-musulmanes en Algérie »
  • Anthéa ROUILLER, mastérante en sociologie / EHESS, « En-quête de soi, enquête sur soi : façonnement de l’habitus gymnaste et savoir expérientiel »

Discussion : Wiebke Keim

 

 

Mardi 30 juin

10h00 : Accueil café

10H15 : Présentation du programme de la journée

10h30-12h30 : Axe 2 – En connaissance de cause : proximité biographique et savoir expérientiel

 

  • Emeline GARCIA, doctorante en sociologie, DySolaB / Université de Rouen-Normandie et CEREISO, centre de recherche ASKORIA, « Ethnographier en féministe : reconnaître l’imperceptible »
  • Kevin NICOTERA, chercheur indépendant, diplômé du Master « Médias et rapports de classe, race et genre » de l’Université Paris 8, « Le jeu comme objet et posture : une enquête sur les espaces socio-sexuels entre hommes »
  • Marie Ines HARTE, doctorante en sciences politiques, CEE / Sciences Po Paris et Universidad Externado de Colombia, « Être des leurs ? De la difficulté de la proximité sociale, affective et professionnelle dans un travail d’enquête sur la production de la vérité transitionnelle en Colombie »
  • Benjamin PILLERON, doctorant en socio-anthropologie, Centre Norbert Elias / CNRS, Aix-Marseille Université et Avignon Université, « Le point de vue du chercheur à l’épreuve de la cyberpédocriminalité »

Discussion : Nicolas Sembel

 

14h30-16h30 : Axe 3 – Faire accepter le point de vue sociologique 

  • Eva FONTENELLE, doctorante en sociologie, CRESPPA-CSU / Université Paris 8 et IRIS / Université Sorbonne Paris Nord, et Orian LEMPEREUR-CASTELLI, doctorant en sociologie, Iris / EHESS, « Pour une éthique corporelle de l’enquête : mobiliser les épistémologies décoloniales et écoféministes à l’épreuve du terrain »
  • Marta ESPERTI, doctorante en sociologie, Laboratoire IDPS / Université Sorbonne Paris Nord, « Produire l’objectivité en contexte de conflictualité politique : une ethnographie relationnelle et réflexive de la gouvernance de la frontière européenne en Méditerranée centrale »
  • Clémentine CROISAT, doctorante en sciences de l’éducation, laboratoires ECP et Centre Maurice Halbwachs/ Université Lumière Lyon 2, « La sociologie là où on ne l’attend pas : tensions disciplinaires autour du Haut Potentiel Intellectuel »
  • Adrien Thâm KUREK, doctorant en sociologie, Laboratoire Printemps / Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines / CNRS, « Attention, terrain clivant ! – Retour réflexif sur une enquête sur les médecines complémentaires et alternatives »

Discussion : Matthias Fringant

 

 













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