RT7

AAC RT7 - Congrès Tours 2027

Appel à communications pour le 12e Congrès de l’Association française de sociologie

Tours - du 6 au 9 juillet 2027

Réseau Thématique 7 « Vieillesses, vieillissement et parcours de vie »

 

L’appel à contributions couvre l’ensemble du champ thématique du réseau et encourage les articulations avec la thématique annuelle du congrès “Libertés et émancipation”. Les propositions de communication pourront notamment s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants :

 
  • 1. Les libertés et leurs tensions : penser les libertés et droits des personnes âgées
Un premier axe invite à se pencher sur la manière dont sont pensées les libertés et droits des personnes âgées, incluant notamment leurs effets en termes de tensions éthiques et pratiques entourant les notions d’autonomie et de protection en contexte d’avancée en âge. Les interventions pourront notamment revenir sur l’histoire et les évolutions plus récentes de la formalisation des droits des aîné.e.s et ses articulations avec les situations de perte d’autonomie ou de handicap, en France comme dans différents contextes nationaux. Quels débats ont structuré la formalisation de ces droits ? À quelles expériences de discrimination ou d’entraves aux libertés répondent-ils ? À quels dispositifs légaux ou institutionnels donnent-ils lieu ? À quelles limites et obstacles ces derniers sont-ils confrontés ? Les interventions pourront s’intéresser aux différentes échelles du droit et de subsidiarité, de l’implémentation locales au niveau national et l’international (directives européenne, convention de l’ONU). Elles pourront également proposer réfléchir à la manière dont ces questionnements s’incarnent très concrètement dans des lieux de vie ou des situations spécifiques : domicile, établissements médico-sociaux, ou établissements pénitenciers ; situations de handicap ou de troubles cognitifs ; mesures juridiques de protection des majeurs ; ou encore crises sanitaires qui, à l’instar de la pandémie de Covid, sont souvent révélateurs de tensions éthiques entre protection et libertés. Pourront notamment être pris en compte différents champs d’application des libertés, incluant aussi bien le droit à la santé, à la liberté d’aller et venir, à l’information et au consentement, à l’exercice des droits citoyens, à la maîtrise de son patrimoine, ou au respect de la fin de vie pour ne citer que ceux-ci. Les variations sociales ou genrées des enjeux et obstacles rencontrés pourront également donner lieu à des analyses spécifiques, par exemple, en ce qui concerne l’accès aux droits des personnes âgées en situation de marginalité sociale. Ces droits peuvent aussi être questionnés à l’aune du parcours de vie en se demandant ce qu’ils auraient de spécifique, de commun ou de « fondamental» en regard du droit en général ou du droits des enfants, des jeunes ou des adultes.  
  • 2. « Au nom des vieux et des vieilles » ? Lutter pour les libertés et l’émancipation
Un second axe invite à s’intéresser aux engagements des aîné.e.s en faveur des libertés et de l’émancipation. Cette mobilisation peut être directement menée au nom des personnes âgées et de leurs droits, ou pour la défense de causes émancipatrices plus transversales (défense de l’environnement, par exemple). Les communications pourront notamment se pencher sur les processus socio-historiques et générationnels donnant forme à ces mobilisations dans différents contextes – des Grey Panthers aux Mémés Déchaînées en passant le Conseil National Autoproclamé de la Vieillesse (CNaV) – mais aussi sur les répertoires d’action et les espaces de ces mobilisations collectives, incluant notamment des formes nouvelles comme l’influence en ligne. Les instances consultatives de représentation des aîné.e.s et de défense de leurs intérêts à différentes échelles pourront aussi donner lieu à des analyses spécifiques, tels que les Conseils départementaux de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA), les Conseils de la vie sociale (CVS) en EHPAD ou les sections syndicales de retraités, mais aussi les fédérations internationales de la société civile (HelpAge, FIAPA, GAROP…). Quelles conceptions différentes de la prise en compte de la “parole des vieux”, de la participation et de l’expression collective des intérêts se retrouvent dans ces différents espaces ? Qui représente les aîné.e.s ? Quels processus de sélection sociale ou genrée peuvent être observés dans ces instances, rejouant de potentiels rapports de domination et biais de représentation ? Quels leviers mais aussi quels freins peut-on identifier à l’émancipation des personnes âgées à travers ces mouvements sociaux et ces instances représentatives ? Au-delà des structures mentionnées ci-dessus, quel rôle joué par la famille, par les liens entre générations ou encore par les aidants et les professionnels dans ces processus d’émancipation et de promotion des libertés? Enfin, en quoi l’accès aux savoirs tout au long de la vie constitue-t-il lui-même une condition de l’émancipation ? Les comparaisons avec d’autres groupes d’âge seront ici bienvenues.  
  • 3. Des innovations émancipatrices pour faire face au vieillissement ?
On observe de nos jours une multiplication de dispositifs présentés comme nouveaux, promus comme des solutions d’autonomie et des outils d’émancipation pour les personnes âgées dans un contexte de vieillissement démographique : IA, objets connectés, robots, réseaux sociaux, jeux vidéo. Les innovations ne sont en outre pas uniquement techniques. Elles impliquent également l’imagination de nouveaux modèles de solidarités et de cohabitations (habitat participatif, cohabitations intergénérationnelles, habitats collectifs féministes), ou encore de dispositifs médicaux inédits orientés vers une recherche utopique de la longévité à tout prix (Project Blueprint, Altos Lab…). Dans quelles mesures ces outils et ces dispositifs peuvent-ils être considérés comme émancipateurs ou, à l’inverse, comme asservissants/avilissants ? Comment contribuent-ils à l’agentivité des personnes âgées ou participent-ils au contraire à déplacer les espaces du contrôle ou à rendre les aîné.e.s dépendants de médiateurs et intermédiaires ? Les interventions pourront notamment interroger les connexions / déconnexions entre les besoins sociaux des personnes âgées et de leurs aidants, et les solutions technologiques imaginées et conçues par des start up ou entreprises de la tech. Quels effets ont ces dispositifs sur les professionnels du  
  • 4. La sociologie de la vieillesse et du vieillissement face aux libertés et contraintes académiques
Dans un contexte international d’entraves croissantes aux libertés académiques et de restrictions budgétaires sur les recherches, cet axe propose de donner accès à des analyses plus réflexives sur l'évolution et les contraintes auxquelles est aujourd’hui confrontée la sociologie de la vieillesse, du vieillissement et des parcours de vie, en France comme dans différents contextes nationaux. Quels effets les tentatives de décrédibilisation des sciences ont-elles sur la production scientifique sur le vieillissement ? Les contextes politiques autoritaires comme le renouveau plus diffus des nationalismes donnent-ils forme à des manières particulières d’appréhender la question du vieillissement ou des parcours de vie ? Les restrictions budgétaires dans le champ de la recherche comme dans celui de l’enseignement, et la banalisation de la recherche par projet influencent-elles les contours donnés à la discipline ? Quels leviers sont mobilisables ? Le thème des libertés et de l’émancipation interroge par ailleurs sur le potentiel émancipateur de la recherche scientifique elle-même pour les personnes âgées. Comment ces réflexions sont-elles intégrées dans les dispositifs de recherche, conduisant notamment au développement de recherches participatives, de recherches-action ou de modèles de design citoyen appliqués aux recherches sur la vieillesse et le vieillissement ? Quels biais peuvent néanmoins être identifiés dans ces dispositifs ? Comment garantir aujourd’hui leur potentiel émancipateur sans céder au risque de l’injonction participative ? Cet axe pourra donner lieu à des prises de paroles et des formats plus exploratoires favorisant notamment le partage d’expériences et les échanges réflexifs sur la discipline.   Dans la mesure du possible, nous encourageons les communicantes et communicants à se positionner sur l’un de ces axes de questionnements. Au-delà des chercheur.e.s en sociologie, cet appel à communications est ouvert aux étudiant.e.s de 3ème cycle ainsi qu’aux sociologues exerçant dans les milieux professionnels hors académiques et qui développent une analyse réflexive fondée sur leur pratique professionnelle.
  • Calendrier 
  • 15 janvier 2027 : date limite d’envoi des propositions de communication sur le site de l’AFS (voir modalités ci-dessous)
  • Mi-février : sélection par les RT des propositions reçues
  • Mi-mars 2027: coordination avec les participant.es et éventuels chevauchements.
  • Début avril 2027 : diffusion  du programme des communications de l’AFS et ouverture des inscriptions
Modalités de soumission Les propositions de communication devront être déposées avant le 15 janvier 2026 sur le site de l’AFS. Les propositions, d’une longueur de 500 mots maximum (bibliographie non comprise), devront présenter clairement l’objet, la méthode et les principaux résultats qui seront présentés lors de la communication. Pour toute question, merci de vous adresser aux coordinatrices du RT7 (Manon Labarchède, Justine Rochot, Anne-Bérénice Simzac) à l’adresse suivante : vieillissement.rt7@gmail.com
Pour répondre à cet appel à communication, merci de vous connecter :













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