RT50

AAC RT50 Lille 2021

Le RT 50 Socialisations a été créé au congrès de 2015 et regroupe des sociologues travaillant sur différentes thématiques (éducation, santé, sexualité, culture, médias, travail, espace…) qui ont en commun de s’intéresser aux processus d’incorporations de dispositions, que ceux-ci concernent l’enfance (socialisation primaire) ou les autres âges de la vie (socialisation secondaire). En 2021, le RT 50 « Socialisations » saisit le thème du congrès « Changer ? » pour proposer trois axes de travail. Il rejoint également les RT37 « Sociologie des médias » et RT20 « Méthodes » pour deux sessions croisées.

Axe 1 – Socialisation(s) et changement individuel

Un premier axe de travail est consacré à l’analyse de la socialisation comme un processus à la fois de formation et de transformation des rapports au monde, à soi et aux autres, c’est-à-dire de construction de (nouvelles) manières d’être, de penser et d’agir. Plus précisément, il s’agira pour les communications de questionner le « changement » à l’échelle de l’individu : peut-on changer ? À l’affirmative, comment, jusqu’à quel point et selon quelles conditions ? Répondre à ces questions nécessite tout d’abord de s’interroger sur la place et le rôle des différentes instances de socialisation dans la fabrication des individus : quels sont les acteurs ou les institutions en mesure de transformer les dispositions individuelles ? Par quelles modalités, à quel moment et avec quels effets ? Penser le changement du côté des socialisé·e·s invite également à se pencher sur deux autres points clés : la durabilité de telles transformations (sont-elles temporaires, permanentes ou contextuelles ?), et les éventuelles limites temporelles à l’acquisition de nouvelles dispositions. On s’intéressera ainsi à la manière dont les individus peuvent ou non continuer à se transformer au fil du cycle de vie, à des âges plus avancés. Peu étudiée en comparaison avec d’autres périodes de vie (enfance, jeunesse, entrée dans l’âge adulte), la socialisation des adultes après 40 ou 50 ans, en particulier celle des seniors et des personnes âgées, mérite d’être explorée. Quelles sont les modalités et les spécificités des processus de socialisation qui se déroulent dans la deuxième moitié de la vie et au cours de la vieillesse ? En d’autres termes, jusqu’à quel âge change-t-on ?

Axe 2 - Changements socio-historiques des instances de socialisation

Deuxièmement, la thématique du « changement » pourra être appréhendée par les communicant∙e·s à partir d’une temporalité plus historique que biographique. Le second axe proposé concerne ainsi l’étude des transformations des instances de socialisation ainsi que de leurs effets potentiels sur les modes de socialisation qui y sont à l’œuvre. Cette perspective diachronique et processuelle, qui s’inscrit également dans l’étude des institutions (religieuses, carcérales, scolaires, etc.) comme lieux privilégiés de la (trans)formation des individus et de la production de types d’individus, invite à s’interroger sur les variations, mais aussi les permanences, des contenus et des modalités de socialisation à l’épreuve des changements et des évolutions qu’ont pu subir au cours du temps ces institutions. Enfin, envisager le changement à l’échelle des instances de socialisation peut s’articuler avec une analyse plus générale des évolutions des champs économique et politique, et de l’influence qu’elles peuvent avoir sur les processus de socialisation à l’œuvre au sein de notre société contemporaine.

Axe 3 – Changement de contexte et (re)socialisation

Les communications attendues pourront enfin se concentrer sur les effets socialisateurs liés aux changements, en envisageant une pluralité de contextes hétérogènes à travers lesquels les individus évoluent. Que produisent dès lors les mobilités sociales qui se font « contre » les instances de prime socialisation ; la migration et le déplacement social qui l’accompagne ; les circulations d’un territoire à un autre/entre territoires différenciés géographiquement et socialement pour étudier, travailler et habiter ; ou encore les événements socio-politiques, en termes de recomposition biographique ? Sur quels produits de la socialisation antérieurs au changement reposent-ils ? Ces questions nécessitent d’adopter une approche englobante de ce que peut être le changement, tenant compte de l’articulation de mutations sociales structurelles et de rapports subjectifs à celles-ci : « changer » se situe alors quelque part entre le « choix » et la « rupture ». Dans cette optique, l’attention peut être portée sur le potentiel de transformation individuelle qui accompagne le changement de contexte et le repositionnement des individus dans une morphologie sociale nouvelle. Si l’appréciation du changement repose sur des rapports au monde socialement construits et situés, il reste toutefois à comprendre selon quelles conditions et selon quelles modalités les logiques sociales incorporées s’actualisent et/ou s’altèrent d’un contexte à l’autre.  

Propositions des communications attendues pour le RT50

Les communications attendues devront mentionner en quoi les transformations ou permanences étudiées ont trait à de l’étude la socialisation (par l’analyse de l’incorporation de dispositions, d’instances de socialisation et/ou de contextes). Tous les domaines d’études et principes de variation seront bienvenus. Les communications devront s’appuyer sur un matériau empirique original dont elles présenteront les modalités de production et d’analyse. Pour ces quatre sessions (dont les thématiques découleront des propositions retenues), le RT 50 entend privilégier les communications longues (25 minutes) afin de laisser le temps de la présentation et de la discussion. Il procédera donc à une sélection fondée sur les critères énoncés ci-dessus :
  • Pertinence de la proposition par rapport à la thématique du RT50 et à l’appel ;
  • Qualité et rigueur de la présentation des matériaux ;
  • Originalité et intérêt scientifique de la proposition.
 

Envoi des propositions de communications

Les propositions de communication, d’une taille maximale de 2 500 signes (espaces compris), devront mentionner les informations suivantes :
  •  Nom et prénom du/des auteur∙e·s
  •  Adresse(s) électronique(s)
  •  Fonction(s)
  •  Discipline(s)
  •  Institution(s) de rattachement
  •  Le cas échéant, session croisée dans laquelle s’inscrit la proposition
Les propositions de communication sont à déposer avant le 30 janvier 2021 sur le site de l’AFS (voir en bas de cette page)   La décision du comité d'organisation sera communiquée aux auteur∙e·s mi-mars.  

Comité scientifique et d’organisation : le bureau du RT 50

Julien Bertrand, Sylvain Bordiec, Abigail Bourguignon, Hugo Bréant, Joanie Cayouette-Remblière, Martine Court, Muriel Darmon, Sophie Denave, Kevin Diter, Cyriac Gousset, Mélanie Guillaume, Gaële Henri-Panabière, Simon Kéchichian, Joël Laillier, Maxime Lemaitre, Gaspard Lion, Camille Masclet, Fabienne Montmasson-Michel, Ana Portilla, Fanny Renard, Rémi Sinthon, Marianne Woollven.
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