RT18

Appel session croisée RT 12 - RT 18 “Digitalisation, activité productive et action collective : quels brouillages et quelles recompositions des règles et catégories instituées ?”

 

Au côté notamment de la globalisation, l’essor des technologies de l’information et de la communication constitue, depuis plusieurs décennies, un facteur important de recomposition des systèmes productifs et des pratiques de travail. Elle déstabilise, dans de nombreux domaines d’activité économiques, différentes régulations ou catégories instituées. Outre la disparition, la transformation ou l’apparition de métiers, c’est notamment le cas avec le développement de l’économie de plateforme, qui brouille la distinction entre travail subordonné et travail indépendant. Dans d’autres cas, les TIC, au travers de l’usage de réseaux sociaux d’entreprise par exemple, peuvent également être présentées comme le support d’une remise en cause des hiérarchies organisationnelles au profit de logiques plus horizontales. Mais la digitalisation peut également être le vecteur d’un contrôle accru sur les salariés (au travers de la collecte automatisée de données sur leur activité ou leur localisation, par exemple) et d’une intensification du travail (notamment par les possibilités démultipliées de sollicitations des salariés par le management qu’offrent les outils numériques), qui tendent à effacer la coupure dans le temps ou dans l’espace entre travail et hors travail.

Ce faisant, cette déstabilisation des catégories et des règles existantes peut être à l’origine de tensions et de nouveaux risques, voire de conflits. Face à ceux-ci, dans quelle mesure les dirigeants d’entreprises, les organisations syndicales, des collectifs de salariés moins institués et/ou des acteurs publics ont-ils cherché à reconstruire de nouvelles règles et catégories organisant les activités de travail et de production ? Dans quelle mesure les technologies de l’information et de la communication ont-elles, par ailleurs, constitué le support de nouvelles formes d’action collectives ou d’un renouvellement des pratiques d’organisation instituées (syndicats, pouvoir publics…), en favorisant par exemple la constitution de collectifs, l’organisation de mobilisation collectives et/ou des formes de participation originales ? Dans quelle mesure le recours à l’action juridique peut-il enfin influer sur les formes prises par le travail digital (cf. décision récente de la Cour de cassation reconnaissant le statut de salarié aux livreurs Take it easy).

 

Les propositions de communication devront comporter, en moins de 5000 signes, les éléments suivants : question traitée, méthodologie de la recherche, le cas échéant terrain étudié, résultats mis en avant, bibliographie sommaire. Elles devront être déposées sur le site de l'AFS avant le 15 février. Afin d’organiser la discussion scientifique, les auteur.e.s des propositions acceptées devront envoyer une version détaillée de leur contribution (max. 60 000 signes, tout inclus) avant le 21 juin 2019 aux adresses mails suivantes : afs.rt12@gmail.com, herve.champin@lecnam.net et mquijoux@gmail.com

 












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