RT14

Session commune au RT14 et au RT27 : Comment s’élaborent les classements des biens symboliques

La session commune que nous proposons entend déplacer un peu les questionnements des autres sessions du RT27 et du RT14, en prenant moins pour objet les effets des classements des biens symboliques que les manières dont ces classements, tout en faisant l’objet de luttes entre différents acteurs ou groupes d’acteurs, sont élaborés.

Si certaines de ces catégories de classement des biens symboliques sont, dans une certaine mesure, transnationales et/ou transhistoriques (permettant par exemple de distinguer la « littérature » du « cinéma »), elles ne recouvrent pas nécessairement les mêmes types de biens symboliques. Les communications pourront ainsi interroger les conditions sociales de construction, de transformation, de légitimation ou de délégitimation des différents systèmes de classement des biens symboliques. Qui labellise, et comment se stabilise un mode de classement ? Dans quel espace d’activité (champ) ou dans quel espace déterminé – géographique, professionnel, linguistique… – les catégories de classement sont-elles opératoires ? Quels critères sont le plus fréquemment retenus pour classer les œuvres ou les types d’objets culturels ? Un même critère a-t-il la même valeur dans les classements de différents biens symboliques (par exemple la langue et la nationalité des auteur.es en littérature par rapport à ces mêmes critères de classement en musique) ? Dans quelle mesure certains systèmes de classement sont-ils associés, ou entrent-ils en concurrence ? Sous quelles conditions une catégorie de classement devient-elle opératoire dans un autre espace que dans son espace d’émergence ? Les instances propres à un espace spécifique légitiment-elles en priorité le mode de classement dans cet espace (catégories indigènes), ou des instances extérieures peuvent-elles prendre part à leur élaboration (catégories exogènes) ? En d’autres termes, dans quelle mesure les modalités de classement des biens symboliques sont-elles un révélateur de l’autonomie ou de l’hétéronomie de l’espace spécifique à ces biens ?

Ces questions pourront être abordées en ce qui concerne différents objets culturels, ou différentes modalités de leur diffusion. On peut notamment interroger les espaces de validité des « canons » artistiques et les remises en cause régulières dont ceux-ci font l’objet. S’il arrive que les classifications scolaires, professionnelles, éditoriales, patrimoniales ou muséales se chevauchent partiellement, il arrive également qu’elles opèrent un découpage radicalement différent de certains objets. On pourra également, par exemple, se demander comment les modalités de consommation des objets culturels transforment les modes de classement des biens symboliques et l’étendue de leur rôle dans les « choix » de consommation - c’est le cas par exemple des classements générés « automatiquement » par les choix de consommateurs et de consommatrices : hits, top 50 et divers classements et mise en ordre de l’offre opérés par les algorithmes des plateformes de diffusion en ligne. 

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de communications comprendront un titre et ne dépasseront pas 1500 signes (espaces compris). Elles doivent préciser clairement le travail d'enquête ou les sources sur lesquels s'appuiera la présentation.

Les propositions doivent également mentionner la session à laquelle elles sont destinées (session blanche ou section thématique 1 ou 2, session commune aux RT14 et 27).

Les propositions doivent être déposées sur le site de l’AFS (http://afs-socio.fr/) entre début janvier 2019 et le 15 février 2019. En cas de problème pour déposer une communication sur ce site, merci de nous écrire à l’adresse socio.intellectuels@gmail.com, en joignant la proposition dans un format compatible avec Word et équivalents.

Pour répondre à cet appel à communication, merci de vous connecter :













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