RT50

AAC RT20 / RT50 Lille 2021

Comment saisir les processus de socialisation par l’enquête ?

  Comment appréhender empiriquement les processus de socialisation ? Quels problèmes se posent concrètement pendant l’enquête ? Quelles ont été les principales pistes suivies ? Avec quels résultats ? S’il est désormais plus fréquent de chercher à ouvrir la « boîte noire » de la socialisation en rendant compte à la fois de ses cadres, processus et résultats, quels enjeux soulèvent l’opérationnalisation empirique d’un tel projet et comment y répondre ? Est-on condamné, dans l’enquête, à mettre l’accent sur l’une ou l’autre extrémité du processus de socialisation, c’est-à-dire à choisir entre une perspective d’analyse « par le haut » qui se concentrerait prioritairement sur le travail des différentes instances de socialisation, et une perspective « par le bas » qui se placerait résolument du côté des socialisé·e·s ? Cette session croisée RT20-50 invite avant tout à des retours réflexifs sur des pratiques d’enquête portant sur les manières de saisir et de rendre compte des différentes étapes de l’acquisition des dispositions individuelles, pendant l’enfance ou plus tard, l’enjeu étant de saisir la portée heuristique variable de ces différentes pratiques (en fonction de la problématique, du terrain...). La socialisation étant un processus diffus et en partie inconscient, la méthode bien souvent utilisée pour l’étudier est l’observation ethnographique afin de saisir la socialisation en train de se faire. Les entretiens sont aussi fréquemment mobilisés par des études sur la socialisation notamment dans le but de faire décrire finement des pratiques socialisatrices que l’observation ne peut pas toujours saisir, mais également pour appréhender les effets qui se décèlent sur un temps long. D’autres méthodes d’interrogation des enquêté·e·s pourront, le cas échéant, être présentées en analysant leurs intérêts et leurs effets propres sur la production de connaissance (par exemple : faire dessiner, faire écrire, faire photographier). Il s’agira de discuter des usages de ces méthodes, leurs avantages, leurs limites et les précautions qui sont prises en pratique. Nous souhaitons également élargir la discussion en invitant les contributions à questionner des usages moins courants de matériaux comme les archives et les statistiques pour saisir les traces des socialisations ou les variations de leurs conditions, ainsi que les possibilités de combinaison possible de ces matériaux dans l’enquête et l’analyse. Au-delà des méthodes stricto sensu, quels sont les dispositifs d’enquête (monographies de famille, enquêtes longitudinales, etc.) les mieux à même d’étudier les processus et résultats de socialisation tout en évitant ou en contournant les difficultés qu’elle soulève ? Enfin, en écho au thème du congrès, on s’interrogera aussi plus spécifiquement sur les enjeux et stratégies méthodologiques pour appréhender le changement et les transformations individuelles résultant des processus de socialisation. Les propositions doivent faire 3 000 signes maximum et sont à déposer avant le 31/01/2021 sur le site de l’AFS (https://afs-socio.fr/rt/rt20/ ou https://afs-socio.fr/rt/rt50/). Elles doivent inclure, outre le titre de la communication, vos nom(s), rattachement(s) institutionnel(s) et adresse(s) électronique(s). Les propositions de communication sont à déposer avant le 30 janvier 2021 sur le site de l’AFS (voir en bas de cette page)
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