RT35

Congrès AFS 2019 - AAC RT35

   

Le monde social produit des catégories que la sociologie propose d’objectiver et de déconstruire. Ce faisant, elle en produit également pour penser ses objets d’étude, qu’elle contribue parfois, malgré elle, à essentialiser. Déconstruire les catégories que produit le monde associatif ou dans lesquelles il est pris nécessite de fait de revenir à ce qui est observé « sur le terrain » : à savoir des organisations, des fonctions et des acteurs qui donnent corps à ces catégories. Et c’est dans la comparaison de ces terrains que nous pourrons penser la déconstruction des catégories que nous utilisons.

Pour favoriser cet échange théorique, les communications portant sur d’autres champs que le secteur associatif ou provenant d’autres disciplines que la sociologie seront les bienvenues, si elles permettent de penser nos objets. On appréciera les travaux donnant une perspective historique ou transnationale à ces réflexions.

 

Les propositions de communication doivent faire 3000 signes maximum. Elles doivent être déposées avant le 22 février sur le site de l’AFS  sauf celle de la session commune sur un lien à part. Des retours vous seront transmis fin mars. Une communication plus complète à destination des discutant·e·s sera attendue au mois de juin. 

 

Axe 1 : L’association comme catégorie sociale : quelles catégories pour penser le monde associatif?

Depuis le 19e siècle, un travail politique et législatif est conduit pour différencier les formes organisationnelles. Les législateurs, les acteurs politiques et administratifs ont construit des catégories qu’ils ont cherché à fortement distinguer les unes des autres : syndicats professionnels (1884), sociétés de secours mutuel (1898), associations (1901) (Chevallier, 1983), etc. En parallèle, ils ont aussi contribué à définir les concepts d’intérêt général et d’utilité publique (Gaboriaux, 2017) qui n’ont cessé d’évoluer jusqu’aux récentes utilisations de la notion d’utilité sociale (Engels & Hély, 2006). La loi Hamon de 2014 et la reconnaissance d’utilité sociale de certaines entreprises illustrent la porosité des frontières entre les secteurs associatifs, publics et lucratifs. Comment se redessinent les délimitations entre ces types d’organisations? Comment ces transformations ont-elles redéfini les catégories d’activités rentables versus activités non rentables (Hély, 2009)? La catégorie dassociation demeure ainsi fondamentalement une catégorie juridique qui invite à la déconstruction sociologique. Comment seffectue ce « travail juridique » de classification?

Les thématiques étudiées par les sociologues des mondes associatifs, notamment au sein du RT 35, ont connu d’importantes transformations ces dernières années. Dans un milieu mouvant, dont les frontières se redessinent sans cesse, les catégories pour penser l’objet associatif évoluent également. Quelles sont celles qui nous paraissent les plus pertinentes pour penser ces mutations? Comment les évolutions concrètes du champ modifient notre analyse de celui-ci? Comment caractériser ce qui fait commun dans nos analyses? Convient-il de penser le secteur associatif par son caractère non lucratif, sa complémentarité avec l’État, sa définition de lintérêt général ou sa mobilisation de travailleurs faiblement rémunérés? À ce titre, quest-ce qui le différencie de champs proches, comme ceux des entreprises de l’ESS ou du secteur social et médico-social? Il sagit finalement de discuter les grilles de classification que nous utilisons pour penser le secteur.

 

Axe 2 : Les catégories de mobilisations des acteurs associatifs

Parallèlement aux transformations de leurs modes de financements, les associations se trouvent marquées par une diversification des types de statuts de travailleurs qu’elles mobilisent. Il s’agira dans cet axe d’explorer le processus de mise au travail des différents types de travailleurs (bénévolat, service civique, salariés, intérimaires). Nous pourrons ainsi nous demander comment les acteurs sont recrutés, subordonnés et rétribués. Sur quels registres le sont-ils (apprentissage, citoyenneté, don, professionnalisation, etc.)? Par quels dispositifs le sont-ils? Comment évoluent les rhétoriques de mise à lemploiet comment contribuent-elles à la diffusion de « bonnes pratiques » dans dautres champs ? Ses travailleurs sont-ils réellement différents des autres? Les transformations de lemploi dans la société française se lisent effectivement dans les organisations que nous étudions. Le statut des travailleurs évolue de plus en plus vers un statut commun : celui de lindépendance ou du moins de la collaboration, prétendue mise au travail sans subordination (Ihaddadene, 2018a). Comment penser le travail dans le champ associatif? Comment « qualifier » la subordination ? Comment caractériser la contrepartie de cette mise au travail alors que se développent, dans la relation à l’État social français, des « logiques de la réciprocité » (Morel, 2000)? Dans un secteur fortement féminisé, comment se produit et reproduit la division sexuelle du travail dans le champ associatif (Kergoat, 1998) ? Qu’en est-il des interactions entre les statuts « majoritaires » et « minoritaires » (Guillaumin, 1997) en termes de sexe, « race » et de classe? Comment enfin penser les frontières entre travail gratuit et rémunéré, et entre travail libre et  contraint, quand l’exploitation est consentie (Simonet, 2018) ?

L’intérêt du cadre associatif est alors de donner à voir des formes de désarticulations entre sélection, subordination et rétribution entre « groupes professionnels et en voie de professionnalisation » (De Lescure & Lebon, 2013, p. 35). Ces questions amènent à une réflexion sur les reconfigurations de l’encadrement intermédiaire, les façons dont ces cadres intermédiaires, acteurs « pivots » de l’action publique (Barrier, Pillon, & Quéré, 2015), « animent » leurs équipes et la façon dont ils sont eux-mêmes « managés ». Les cadres supérieurs des associations pourraient également faire l’objet d’une réflexion quant à leurs formations, leurs trajectoires et leurs pratiques quotidiennes. Comment ces catégories matérialisent-elles les rôles sociaux?

Dans chacun de ces cas se pose la question de la construction de carrières dans et autour du monde associatif. Les trajectoires antérieures des acteurs et celles qu’ils projettent pour l’avenir nous semblent un enjeu important pour comprendre les ressorts de leur adhésion.

Il s’agit ici de comprendre la façon dont l’activité dans les associations fait l’objet d’une division du travail, d’une rationalisation et d’une valorisation. Comment est-ce que divers acteurs participent aux activités internes des associations pour les administrer? Quels principes organisent le découpage des fonctions? Quels sont les enjeux conduisant à segmenter tels ou tels périmètres? Quels outils sont mobilisés pour faire circuler linformation entre les différents acteurs, activités et processus?

 

Axe 3 : La participation des associations à la création de catégories sociales : comment classent les associations?

Les associations contribuent également à la construction et la réification de catégories, s’appuyant notamment sur celles de l’action publique. Comment les organisations associatives construisent-elles les catégories qui structurent leur action, que ce soit en direction des publics « bénéficiaires » ou des travailleurs/euses qu’elles mobilisent? Les transformations de laction publique et des politiques fiscales ont contribué à passer du modèle de la subvention à celui de lappel à projets. Dans cette « chasse à la subvention » (Bergel & Desponds, 2010, p. 81), nombre dassociations se sont trouvées enjointes de mettre en scène leur activité quotidienne dans des catégories comptables audibles pour leurs financeurs. Comment la réponse à la commande publique entraîne-t-elle une transformation des catégories d’action? Ladaptation aux attentes des marchés publics et des appels d’offres modifient les façons dont elles nomment et désignent leurs activités. Qui sont les acteurs et actrices qui influent sur les intitulés qui caractérisent leur projet? Comment les catégories de laction publique et leurs évolutions transforment-elles leurs projets? Et comment, à linverse, parviennent-elles à faire entendre, et à inscrire à lagenda public, les problématiques et les publics auprès desquels elles agissent? Comment les organisations catégorisent-elles les activités? Comment contribuent-elles à construire les dénominations qui délimitent le champ de lanimation, celles du tourisme « social » associatif en distinction du tourisme « à but lucratif », ou encore celles qui construisent lopposition ou la complémentarité entre Éducation nationale et éducation populaire (Besse, Chateigner, & Ihaddadene, 2017)? Quels effets ces catégories ont-elles également sur les autres champs ou organisations qui y réagissent?

Dans leur action auprès de populations variées, et parfois sous contrainte de l’institution, elles effectuent également des sélections et des tris. Comment classent-elles les bénéficiaires auxquelles elles s’adressent? Comment contribuent-elles ou au contraire sopposent-elles aux frontières créées par la puissance publique? Comment territorialisent-elles les problématiques auxquelles elles répondent, en contribuant au renforcement dun « séparatisme social » (Maurin, 2004)? Comment sélectionnent-elles les publics destinataires de leur action? Et également comment cette sélection affecte les personnels quelles mobilisent? On pense ici tout particulièrement aux tris effectués préalablement à lentrée dans des dispositifs de mise à lemploi (service civique, travailleurs/euses des structures d’insertion par l’activité économique, salarié.e.s en contrat aidé, etc.).

 

Axe 4 : Les organismes à but non lucratif et la circulation internationale des catégories et idées

Dans les pays dits du Sud économique, visés par l’aide des organisations et des agences internationales du développement, on constate un recours massif à la catégorie « ONG », qui remplace progressivement le label « association ». Dans quelle mesure l’inscription des associations dans des paradigmes universels (ONG représentantes de la société civile, ONG et démocratie, ONG et bonne gouvernance, ONG et développement) influe-t-elle sur leur processus de catégorisation de leurs bénéficiaires (individus rationnels, les marginalisés, les pauvres…) et leur modus operandi? Comment ces catégories remettent-elles parfois en cause la légitimité des organisations internationales (Verlin, 2018)? Comment enfin les crises humanitaires, économiques, sociales, sanitaires, etc. créent-elles de nouveaux enjeux de militantisme (Bassi, 2018) auxquels correspondent parfois de nouveaux modes d’action (on pense ici notamment aux débats récents sur l’Aquarius ou SOS Méditerranée, ou encore aux actions militantes de Greenpeace)?

Dans le monde associatif, comme dans d’autres domaines, se pose la question de l’impérialisme des catégories gestionnaires. Nous pourrons par exemple nous questionner sur la manière dont infusent les approches managériales dans les associations. Comment les ONG déploient-elles des catégories qu’elles tendent parfois à diffuser, sous l’égide de la « bonne gouvernance » promue par les bailleurs de fonds internationaux (Atlani-Duault, 2005)? Comment les organisations internationales contribuent-elles à l’émergence ou la légitimation de catégories issues notamment de lidéologie néolibérale (Dezalay et Briant, 2002; Cheynis, 2008; Sbeih, 2014)? Comment, à linternational, se reproduisent des systèmes de mobilisations des travailleurs/euses par les rhétoriques de lengagement, de la professionnalisation ou de la vocation (Siméant, 2001)? Et en retour, comment ces catégories et processus accroissent-ils parfois leur vulnérabilité (Le Naëlou, 2004) et renforcent-ils des dominations préexistantes (Ben Néfissa, 2002) parfois issues des rapports de classe, de sexe et de race postcoloniaux (Ihaddadene, 2018b)? Il sagira notamment de penser la manière dont les associations se définissent à linternational, en particulier lorsquelles dépendent de laide internationale, quels usages elles ont des catégories qui sy diffusent et quelle est l’emprise du modèle gestionnaire sur leurs activités. Un intérêt particulier sera porté à la façon dont elles contribuent à mettre au travail (souvent gratuit) de nouvelles catégories d’acteurs : les migrants ( Di Cecco, 2016) , les réfugiés (Drif, 2018) notamment.

 

Axe 5, commun RT 30 – RT 35 : Analyser les processus de mise au travail par-delà la trichotomie organisation publique, organisation privée à but lucratif, organisation privée à but non lucratif

 LA RÉPONSE A CET AXE DOIT SE FAIRE SUR LE LIEN DE LA SESSION COMMUNE, DISPONIBLE ICI .: http://afs-socio.fr/appel-a-communication/98/congres-afs-2019-aac-session-commune-rt30-rt35/

 Les catégories mobilisées pour penser le monde social sont chargées de présupposés et de certaines manières de problématiser. Les catégories « associations », « bénévolat » et « bénéficiaires » constituent sans doute de bons exemples de la manière dont les catégories agissent pour penser le monde social. Leur utilisation suppose pourtant une certaine acceptation des catégories « indigènes ». En effet, comment penser avec distance une catégorie qui suppose l’acte connoté positivement de « s’associer »? De même, comment objectiver un statut dont le nom renvoie au latin « vouloir le bien »? Pour sortir des écueils constitués par les catégories danalyse couramment mobilisées pour étudier le monde associatif nous proposons dans cette session organisée par le RT30 et le RT35 d’essayer de se défaire des présupposés dont les catégories sont porteuses et d’en revenir à ce que l’on observe : à savoir des organisations, des fonctions et des acteurs pour les réaliser. Les associations se trouvent marquées par une diversification des types de statuts de travailleurs qu’elles mobilisent. Il s’agira dans cet axe d’explorer le processus de mise au travail des différents types de travailleurs (bénévolat, service civique, salariés, intérimaires). À titre d’illustration nous pourrons ainsi nous demander comment les acteurs sont recrutés, subordonnés et rétribués ? Sur quels registres le sont-ils (apprentissage, citoyenneté, don, professionnalisation, etc.)? Par quels dispositifs le sont-ils? Lintérêt du cadre associatif est alors de donner à voir des formes de désarticulations entre sélection, subordination et rétribution des travailleurs.

Le cas de la gestion de la main-d’œuvre dans les associations peut en retour nous faire réfléchir aux dispositifs de mise au travail dans les entreprises lucratives et les administrations. Dans la mesure où le monde associatif est le monde « naturel » de l’adhésion entre le projet du travailleur et le projet de la structure qui l’accueille, avec des salariés « intrinsèquement motivés » (Narcy, 2013) on peut se demander, comme développé dans le nouvel esprit du capitalisme, dans quelle mesure et selon quels dispositifs ces institutions s’attachent à produire l’engagement de leurs salariés tout en développant « une culture entrepreneuriale » (Gérome, 2015 p.52). Nous pourrons ainsi nous demander comment administrations et entreprises capitalistes parviennent à produire du consentement et de l’adhésion.

 

Bibliographie

Atlani-Duault, L. (2005). Les ONG à l’heure de la «bonne gouvernance». Autrepart, n° 35(3), 317.

Barrier, J., Pillon, J.-M., & Quéré, O. (2015). Les cadres intermédiaires de la fonction publique. Gouvernement et action publique, (4), 932.

Bassi, M. (2018). Mobiliser aux frontières de l’Europe? La construction militante de lenjeu migratoire en Sicile (1980-2010). Critique internationale, N° 81(4), 149171.

Ben Néfissa, S. (Éd.). (2002). Pouvoirs et associations dans le monde arabe. Paris: CNRS Editions.

Bergel, P. & Desponds D. (2011) : « Politique de la ville : justice sociale ou égalité des chances? », in Desponds D. (dir.), Pour en finir avec l’égalité des chances. Refonder la justice sociale, Atlande, Paris, 189 p.

Besse, L., Chateigner, F., & Ihaddadene, F. (2017). L’éducation populaire. Savoirs, (42), 1149.

Chevallier, J. (1983) « L'administration face au public », in CURAPP, La communication administration administrés, Paris, PUF, pp. 13-60.

Cheynis, É. (2008). L’espace des transformations de l’action associative au Maroc: Réforme de laction publique, investissements militants et légitimation internationale (thesis). Paris 1. Consulté à ladresse http://www.theses.fr/2008PA010072

De Lescure, E. et Lebon F. « A l’ombre du monde associatif; lincertaine professionnalisation des animateurs socioculturels et des formateurs dadultes (1998 -2002) in Hély M., Simonet M. (dir.). Le travail associatif, Presses universitaires de Paris Ouest, p. 33-50.

Dezalay Y. et Bryant G.G. (2002), La mondialisation des guerres de palais. La restructuration du pouvoir d’État en Amérique latine, entre notables du droit et « Chicago boys », Liber, Seuil, Paris.

Drif, L. (2018). Être réfugié et « volontaire » : les travailleurs invisibles des dispositifs d’aide internationale. Critique internationale, 81(4), 2142. https://doi.org/10.3917/crii.081.0021

Engels, X., & Hély, M. (2006). De l’intérêt général à l’utilité sociale : la reconfiguration de l’action publique entre Etat, associations et participation citoyenne. Paris : L’Harmattan.

Gaboriaux, C. (2017). Une construction sociale de l’utilité publique. Genèses, n° 109 (4), 57 79.

Gérome, C. (2015). « Les entrepreneurs sociaux à l’assaut du monde associatif ». Mouvements, 81, (1), 51-59.

Guillaumin, C. (1997). L’idéologie raciste. Genèse et langage actuel. Nice : Institut d’études et de recherches interethniques et interculturelles, 256 p 

Hély, M. (2009). Les métamorphoses du monde associatif. Paris : Presses universitaires de France

Ihaddadene, F. (2018a). La marchandisation de l’engagement des jeunes, les « dérives » du service civique à la Ligue de l’enseignement (Thèse de doctorat de sociologie). Paris 10, Nanterre.

Ihaddadene, F. (2018b). Politiques d’engagement ou d’employabilité? Concurrences au sein des programmes de volontariat à Madagascar. Critique internationale, N° 81(4), 6382.

Kergoat Danièle (1998), « La division du travail entre les sexes » in Kergoat J., Boutet J., Jacot H., Linhart D. (dir.), Le Monde du travail, Paris, La Découverte/Syros, pp. 319-324. 

Maurin, E. (2004) Le ghetto français. Enquête sur le séparatisme social. Coll. La République des idées. Paris : Seuil, 95 p..

Morel, S. (2000). Les logiques de la réciprocité : Les transformations de la relation d’assistance aux États-Unis et en France. Paris : Presses universitaires de France.

Naëlou, A. L. (2004). « Pour comprendre la professionnalisation dans les ONG: quelques apports dune sociologie des professions. » Revue Tiers Monde, (180), 773 798. h3

Narcy, M. (2013) « Le travail associatif : des salariés intrinsèquement motivés » in Hély M., Simonet M. (dir.). Le travail associatif, Presses universitaires de Paris Ouest, p. 19-32

Sbeih, S. (2014). La « professionnalisation » des ONG en Palestine: entre pression des bailleurs de fonds et logique d’engagement (Thèse de doctorat en sociologie). Versailles-St Quentin en Yvelines.

Siméant, J. (2001). « Urgence et développement, professionnalisation et militantisme dans l’humanitaire ». Mots, 65 (1), 28 50.

Simone Di Cecco. (2016). «Ils doivent se rendre utiles ». Recueil Alexandries. Terra

Simonet, M. (2018). Travail gratuit: la nouvelle exploitation? Textuel.

Verlin, J. (2018). Crise humanitaire ou crise de l’humanitaire? Émergence et recomposition de l’espace professionnel de l’aide internationale en Haïti. Critique internationale, N° 81 (4), 107 126.

 
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